# Les plus belles plages de Guadeloupe pour le snorkeling

> Les plus belles plages de Guadeloupe ne sont pas forcément les meilleures pour le masque et le tuba. Une grande anse de sable blanc ouverte sur…

Les plus belles plages de Guadeloupe ne sont pas forcément les meilleures pour le masque et le tuba. Une grande anse de sable blanc ouverte sur l'Atlantique fera une photo splendide et un snorkeling décevant, faute de relief sous l'eau. À l'inverse, une petite anse de galets sombres, coincée entre deux pointes rocheuses sur la côte sous le vent, peut offrir en dix minutes de palmage plus de poissons que trois kilomètres de lagon. 

 Le bon critère combine trois éléments : un fond structuré à faible profondeur (roche, patates coralliennes ou herbier), une entrée dans l'eau praticable sans se blesser ni se faire rouler par le ressac, et une protection suffisante contre la houle dominante. Ajoutez-y la question des sargasses, qui touchent les façades exposées à l'est et épargnent largement la côte ouest, et vous obtenez une carte de la Guadeloupe très différente de celle des guides touristiques. 

 Ce tour d'horizon parcourt les plages réellement intéressantes, côte par côte, en précisant pour chacune l'entrée dans l'eau, ce que l'on observe, et les précautions à prendre. Certaines sont des évidences, d'autres sont des sites que les visiteurs traversent sans imaginer ce qu'il y a sous la surface à cinquante mètres du bord. 

## Les critères qui font une bonne plage de snorkeling

 Un fond de sable nu, aussi turquoise soit-il, n'abrite presque rien. Cherchez les zones de transition : là où le sable rencontre la roche, là où l'herbier s'arrête, là où quelques têtes coralliennes émergent du fond. C'est sur ces ruptures que se concentre la vie, parce qu'elles offrent à la fois abri et nourriture. 

 L'entrée dans l'eau conditionne le confort et la sécurité. Une plage à pente douce permet de chausser les palmes dans trente centimètres d'eau et de partir tranquillement. Une plage à tombant de sable, où le fond décroche brutalement à un mètre du bord, ajoute du ressac et rend la sortie plus délicate, surtout avec un enfant. Sur les plages de galets, des chaussons ou des sandales de bain sont indispensables. 

 Enfin, l'exposition. Les alizés soufflent d'est, la houle dominante vient donc de l'est et du nord-est. La côte ouest de Basse-Terre, dite côte sous le vent, est mécaniquement plus calme. Le lagon sud de Grande-Terre est protégé par une barrière récifale. Les façades nord et est sont les plus exposées, avec un plan d'eau souvent agité et une visibilité qui chute vite. 

## La côte sous le vent, de Bouillante à Deshaies

### Malendure, Bouillante

 Sable gris volcanique, mer généralement plate, herbiers à faible profondeur dans la partie nord de l'anse : c'est la plage qui offre le meilleur rapport effort/observation de tout l'archipel pour un nageur moyen. Les tortues vertes viennent y brouter les herbiers, parfois à moins de cinquante mètres du bord. L'entrée se fait en pente douce sur du sable, sans difficulté. 

 Les précautions sont d'ordre logistique plutôt que naturel : le trafic de bateaux est dense, restez dans les zones balisées et n'en sortez pas sans bouée de signalisation. La visibilité chute après de fortes pluies, la rivière voisine chargeant l'eau côtière. C'est aussi le point de départ des navettes vers les îlets Pigeon, dont les fonds appartiennent au cœur marin du Parc national et sont détaillés dans notre guide de la réserve Cousteau et des îlets Pigeon . 

### L'Anse Caraïbe et Petite Anse, Pointe-Noire

 Deux petites anses de galets et de sable sombre, très abritées, bordées de barques de pêcheurs. On entre par le côté, le long des rochers, et on longe la roche vers le large sur 2 à 6 mètres de fond. Le peuplement de poissons de roche y est dense : gorettes, demoiselles territoriales, poissons-écureuils, poissons-trompettes en suspension, parfois une murène dans une faille. 

 Chaussons obligatoires pour l'entrée. Attention aux oursins diadèmes dans les anfractuosités, et gardez vos distances avec les zones d'activité de pêche. Ce sont des plages de village, pas des plages touristiques : la discrétion est de mise. 

### La Grande Anse de Deshaies

 C'est la plage la plus photographiée du nord de Basse-Terre : longue courbe de sable doré, cocotiers, raisiniers. Sous l'eau, en revanche, l'intérêt est limité au centre de la plage, qui est presque exclusivement sableux. Le snorkeling se concentre sur l'extrémité nord, près des rochers, où le fond devient plus riche. 

 Précautions sérieuses : la Grande Anse est réputée pour ses baïnes et ses courants de retour, en particulier quand la houle rentre. Des noyades y ont eu lieu. Ne vous éloignez pas du bord si la mer casse, ne partez jamais seul, et respectez le balisage et les consignes affichées. C'est une plage à admirer autant qu'à nager. 

### La plage de la Perle, Deshaies

 Belle plage ouverte au nord-ouest, avec un caractère sauvage. Le snorkeling s'y pratique sur les pointes rocheuses de part et d'autre de l'anse, où le fond rocheux abrite poissons de roche et petites langoustes. Comme à Grande Anse, la partie centrale sableuse n'a que peu d'intérêt sous l'eau. 

 La Perle reçoit régulièrement une houle de nord qui génère des rouleaux de bord et des courants de retour. Si vous voyez la vague casser fortement sur le sable, renoncez. C'est le genre de plage où un bon nageur passe une excellente matinée et où un nageur moyen se met en difficulté rapidement. 

## Le nord de Grande-Terre

### L'Anse du Souffleur, Port-Louis

 Longue plage de sable clair bordée de raisiniers, avec une eau peu profonde et calme sur une bonne partie de sa longueur. Le fond est majoritairement sableux, avec quelques zones d'herbier et de petites patates coralliennes vers les extrémités. Snorkeling accessible, sans grande densité de vie, mais agréable pour une première sortie en famille. 

### La plage de la Chapelle et l'Anse Laborde, Anse-Bertrand

 La plage de la Chapelle est partiellement protégée par un platier rocheux qui casse la houle, ce qui crée une zone de baignade calme avec un fond mixte roche et sable. C'est là que le snorkeling est le plus intéressant du secteur, avec des poissons de roche et de petits coraux sur le platier. 

 L'Anse Laborde, un peu plus au nord, est plus exposée et connaît des courants qui peuvent surprendre. Elle se prête à la baignade surveillée davantage qu'à l'exploration au large. Dans les deux cas, ne franchissez pas la ligne où la vague déferle sur le récif. 

## Le lagon sud de Grande-Terre

### La Datcha et l'îlet du Gosier

 La plage de la Datcha, au Gosier, sert de point de départ aux navettes vers l'îlet du Gosier, un îlot coiffé d'un phare à quelques centaines de mètres. Le tour de l'îlet offre des fonds de 1 à 6 mètres, avec herbiers, patates coralliennes et un peuplement varié. La face nord est abritée, la face sud plus exposée. 

 Ne tentez pas la traversée à la nage : le chenal est fréquenté par les bateaux et le courant peut être significatif. La navette coûte quelques euros et règle la question. 

### Sainte-Anne, la Caravelle et le bourg

 Le lagon de Sainte-Anne, fermé par une barrière récifale, est l'un des plans d'eau les plus sûrs de l'archipel. Fond de 1 à 3 mètres, eau turquoise, entrée en pente très douce, aucune houle à l'intérieur du lagon. Des têtes coralliennes proches de la barrière donnent un peu de relief et concentrent les poissons. 

 La règle unique et absolue : ne franchissez pas la barrière vers le large. Le courant sortant y est fort et la houle casse. À l'intérieur, c'est un terrain idéal pour les enfants et les nageurs hésitants. 

### Bois Jolan, Sainte-Anne

 Longue plage bordée d'un lagon extrêmement peu profond, avec de vastes herbiers de phanérogames. On marche longtemps avant d'avoir de l'eau à la taille. Ces herbiers constituent une zone de nourrissage pour les tortues vertes, régulièrement observées ici, et abritent quantité de juvéniles, de raies et de poissons-aiguilles. 

 Ne piétinez pas l'herbier : c'est un habitat fragile, et c'est lui qui fixe les tortues sur le secteur. L'exposition solaire est le vrai risque, avec une eau si peu profonde et une absence d'ombre. Tee-shirt anti-UV et sortie matinale. Pour connaître les autres secteurs propices, notre article sur les endroits où voir des tortues en Guadeloupe détaille les habitats et les bons comportements. 

### Les Raisins Clairs, Saint-François

 Plage bien équipée avec un lagon peu profond et un fond mixte, sable, herbier et têtes coralliennes. On y observe régulièrement poissons-coffres, balistes, poissons-perroquets et tortues. L'accès facile et les commodités à proximité en font un bon choix pour une sortie en famille sans logistique. 

### L'Anse à la Gourde, Saint-François

 Grande plage sauvage, protégée par un récif éloigné, avec un décor superbe. Le snorkeling y est possible dans la zone abritée intérieure, mais la vigilance est de mise : selon l'état de la mer, un courant s'établit le long du récif et vers les passes. Ne vous approchez pas des zones où la vague déferle. 

## Les îles proches : Les Saintes, Marie-Galante, Petite-Terre

 À Terre-de-Haut, la baie de Pompierre offre un plan d'eau fermé par deux pointes, avec une entrée facile et un fond mixte. Mais le vrai spot des Saintes reste l'anse au pied du Pain de Sucre : une pointe rocheuse qui tombe à 5 ou 10 mètres, couverte de gorgones et d'éponges, avec une visibilité souvent excellente. Le courant peut se faire sentir en contournant la pointe, ce qui en fait un site de niveau intermédiaire. 

 À Marie-Galante, la plage de la Feuillère, à Capesterre, est protégée par un récif qui crée un lagon calme et clair, parfait pour les débutants et les enfants. L'Anse Canot, sur la côte ouest, offre une eau turquoise et des zones rocheuses sur les côtés. L'île est peu fréquentée en semaine, ce qui ajoute au plaisir. 

 Petite-Terre, enfin, se visite uniquement dans le cadre d'une excursion encadrée, la réserve étant strictement réglementée. Le lagon abrite une population d'iguanes des Petites Antilles à terre et, sous l'eau, des raies, des poissons de récif et des requins-citron juvéniles. Les consignes de l'équipage y font loi, et elles sont là pour protéger le site autant que vous. Pour construire un programme complet mêlant plages, excursions et sorties en mer, notre guide sur que faire en Guadeloupe côté mer propose des combinaisons cohérentes par secteur. 

## Courants, houle et dangers réels

 La Guadeloupe n'est pas une destination dangereuse, mais elle demande de la lucidité. Les accidents impliquent presque toujours les mêmes ingrédients : une plage exposée, une houle levée, un nageur seul, et une sous-estimation du courant de retour. Grande Anse de Deshaies, la Perle et les plages de la côte nord concentrent ces situations. 

 La règle de base : si la vague casse fortement sur le sable, ne partez pas au large. Si vous vous sentez emporté, ne luttez pas de face contre le courant, nagez parallèlement au rivage pour en sortir latéralement, puis revenez. Portez une bouée de signalisation dès que vous vous éloignez, prévenez quelqu'un à terre, et ne pratiquez jamais l'apnée profonde en solitaire. 

 Sous l'eau, les dangers sont surtout des questions de contact. Le corail de feu brûle, les hydraires laissent des marques persistantes, les oursins diadèmes cassent leurs épines dans la peau, et les poissons-lions portent des épines venimeuses. La solution est simple : ne touchez rien, gardez les mains le long du corps, et palmez au-dessus du fond plutôt qu'au ras. En cas d'urgence en mer, le CROSS Antilles-Guyane répond au 196, et le 15 à terre. 

## Sargasses : quelle côte choisir selon la période

 Les échouages de sargasses concernent la façade exposée à l'est : côte au vent de Grande-Terre, sud de Basse-Terre côté atlantique, la Désirade, la côte est de Marie-Galante. Les épisodes sont irréguliers et parfois massifs, avec une fréquence plus marquée du printemps à la fin de l'été, mais sans régularité annuelle fiable. 

 La côte sous le vent, à l'ouest de Basse-Terre, est très largement épargnée. C'est la réponse pratique : si un épisode d'échouage touche votre secteur, basculez vos sorties vers Bouillante, Pointe-Noire ou Deshaies. Les algues ne présentent pas de danger en mer, mais leur décomposition à terre dégage des gaz irritants et rend la plage désagréable. 

 L'état des plages change d'une semaine à l'autre. Fiez-vous aux informations locales du moment plutôt qu'à une photo trouvée en ligne, qui peut dater de plusieurs saisons. Notre dossier sur les sargasses en Guadeloupe et leur impact sur les spots explique le phénomène et cartographie les zones les plus exposées. 

## Organiser une journée snorkeling qui fonctionne

 Partez tôt. Entre 8 et 11 heures, le vent est plus faible, l'eau moins remuée, la fréquentation basse et la lumière suffisante dès 9 heures pour révéler les couleurs. Après 15 heures, la visibilité baisse partout et le vent forcit souvent. 

 Emportez un masque à votre morphologie, testé au sec, des palmes adaptées au type de site, un lycra manches longues plutôt que de la crème solaire, une bouée de signalisation si vous vous éloignez du bord, et de l'eau. Prévoyez un plan B situé sur une autre façade : si le vent a tourné ou si les sargasses sont arrivées, vous basculez sans perdre la journée. 

 Enfin, ne cherchez pas à enchaîner cinq plages en un jour. Deux sites bien choisis, avec une heure d'eau sur chacun, valent mieux qu'une course entre parkings. La liste détaillée des sites classés par zone et par niveau figure dans notre sélection des dix spots de snorkeling accessibles à tous en Guadeloupe , et l'ensemble des zones de plongée et de mise à l'eau de l'archipel est présenté sur la page consacrée à la plongée en Guadeloupe . 

## Questions fréquentes

### Quelle est la meilleure plage de Guadeloupe pour débuter le snorkeling ?

 Le lagon de Sainte-Anne et la plage de Bois Jolan pour les fonds très peu profonds et l'absence de courant, Malendure pour la richesse des observations avec une entrée en pente douce. Ces trois plages permettent de commencer sans stress. 

### Peut-on faire du snorkeling toute l'année ?

 Oui. L'eau reste entre 26 et 29 degrés en permanence. La saison sèche, de décembre à avril, offre statistiquement la meilleure visibilité. En saison humide, attendez 24 à 48 heures après un gros épisode pluvieux pour retrouver une eau claire. 

### Faut-il une combinaison ?

 Pas pour la thermie, sauf si vous restez plus d'une heure dans l'eau ou si vous êtes très frileux. Un lycra manches longues suffit et remplit le rôle essentiel : la protection contre le soleil, qui est le vrai facteur limitant sur un lagon peu profond. 

### Peut-on nourrir les poissons pour les faire venir ?

 Non, et c'est interdit dans les espaces protégés. Le nourrissage modifie le comportement des espèces, favorise les plus agressives et déséquilibre le récif. La patience et l'immobilité donnent de bien meilleurs résultats que le pain émietté. 

### Que faire si une plage est couverte de sargasses ?

 Changez de façade. Basculez vers la côte ouest de Basse-Terre, où les échouages sont rares. Évitez de rester longtemps à proximité d'un dépôt en décomposition, dont les émanations sont irritantes, en particulier pour les personnes sensibles et les jeunes enfants.

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Source : https://couleurplongee.fr/blog/plus-belles-plages-guadeloupe-snorkeling/
